
Ces techniques sont basées sur l’application des principes de radiofréquence au sein du disque intervertébral par voie percutanée.
Elles permettent la désintégration de la masse herniaire et la thermocoagulation des nocicepteurs, source de la douleur discogénique.
Elles ont l’avantage de respecter le canal rachidien, de réaliser l’économie de la matière discale, et d’épargner les muscles du dos. Ainsi on arrive à éviter le syndrome post disectomie, la persistance de lombalgie post cure d’hernie discale due notamment à la fibrose péridurale, à l’instabilité d’origine discale,...
Elles se réalisent en clinique de jour sous anesthésie locale assistée et les patients sont rapidement fonctionnels.
Les techniques mini invasives représentent une alternative à la dissectomie à ciel ouvert, de même que pour certaines indications d’arthrodèse ou de prothèse de disque.
Ces techniques sont déjà utilisées dans plusieurs centres aux Etats-Unis et dans certains pays Européens. Ces centres reportent des taux de satisfaction encourageants.
Les indications de ces techniques sont :
Ces techniques ne peuvent être appliquées en cas de sténose canalaire, d’instabilité, d’infection, de troubles de la coagulation ou de grossesse.
Le but de cette documentation est de donner une information complémentaire sur le traitement des lombalgies et lombosciatalgies par des techniques mini invasives (nucléoplastie, annuloplastie) afin que les patients sachent de quoi il ressort en acceptant cette intervention.
Le médecin traitant doit être à la disposition du patient pour donner de plus amples informations..
Même si les douleurs lombaires peuvent avoir de nombreuses origines, elles sont souvent dues à des hernies discales contenues ou à des déchirures au sein du disque intervertébral (entorse vertébral). Lorsqu’un disque est affecté d’une hernie, il se dilate au-delà de sa taille normale et une protubérance se forme sur un côté. Si cette dernière se trouve près d’un nerf, la pression exercée entraînera une douleur plus au moins aiguë au niveau lombaire et/ou de la fesse ou de la jambe.
D’autre part le centre du disque intervertébral est généralement dépourvu d’innervation et de vascularisation. En cas d’entorse vertébral avec déchirure au sein du disque, il y a une invasion vasculaire et nerveuse à l’intérieur du disque. Ce qui génère une lombalgie discogénique.
Les techniques mini-invasives font appel à une technologie nouvelle pour diminuer la pression dans le disque et détruire la néo innervation du disque lésé. Ce qui devrait supprimer la source de douleur ressentie par le patient.
L’intervention ne nécessite qu’une anesthésie locale ainsi que la prise d’un sédatif léger.
La convalescence est de courte durée et le port d’une brassière n’est pas nécessaire.
Le patient s’installe sur le coté ou sur le ventre. Une anesthésie locale est tout d’abord administrée. Le médecin insère ensuite une aiguille au niveau du disque présentant la hernie.
L’aiguille émet des ondes radio qui dissolvent l’excédent de tissu, réduisant la taille de la protubérance. Cela permet de diminuer la pression à l’intérieur du disque et donc au niveau des nerfs.
Une fois la pression réduite, la douleur disparaît.
Le même principe physique cautérise la néoinnervation au sein du disque lésé.
Le patient quitte l’hôpital le jour même de l’intervention. Aux premiers jours postopératoires le patient doit continuer à se reposer. Il ne reprendra ses activités professionnelles que 2 à 3 semaines après l’intervention.
Dans la deuxième semaine postopératoire, le patient commence la kinésithérapie- physiothérapie. Si le patient commence à avoir des douleurs entre l’opération et la consultation 6 semaines postopératoire, il doit le signaler à son médecin traitant et/ou à son physiothérapeute.
Selon l’origine de la lombalgie, il existe d’autres traitements pour les hernies discales. Certaines lombalgies peuvent s’améliorer par une combinaison de repos, traitement médicamenteux et physiothérapie.
Mais pour certaines lombalgies ceci ne suffira pas et la douleur persévéra. Une autre alternative est la chirurgie (avec plus de risques opératoires et une convalescence prolongée). Le médecin traitant doit faire le meilleur choix de traitement dans le meilleur intérêt du patient
Au niveau mondial, plusieurs milliers de patients ont déjà bénéficié de ces techniques mini invasives. Il s’avère que plus de 80% des patients étaient satisfaits des résultats du traitemlent. DISC Nucléoplastie
L’avantage de ces techniques est que le patient évite une intervention chirurgicale (avec tous les risques chirurgicaux associés).
Comme à chaque intervention, il existe des complications pour cette technique. La plus fréquente est une légère douleur directe postopératoire, mais temporaire ! Parfois, l’aiguille peut passer juste à côté d’un nerf qui entamera une légère irritation. Mais cette douleur est aussi temporaire. D’autres complications sont liées à l’introduction de l’aiguille : infection ou hémorragie.
Aucun effet secondaire sérieux n’a été constaté !
La technique est contre-indiquée chez les patients qui prennent des anticoagulants ou qui souffrent d’une infection aiguë.
La technique n’est pas (encore) remboursée par la mutuelle. Ceci implique que les frais de cette intervention sont entièrement à charge du patient ou d’une assurance complémentaire s’il en dispose. Pour l’instant, le prix pour un traitement revient autour de 800 Euros (hTVA).
Le patient donne son autorisation et est libre à tout moment de revenir sur sa décision. Une conséquence de ce refus est que le patient continuera à souffrir de sa lombalgie.
